TEST BMC TMR01 Two.

Publié le par "KOM BIKE"

Le vélo dans sa config du test.

Le vélo dans sa config du test.

Salut les cyclistes !  Vous vous souvenez qu'au mois de septembre 2018, j'avais rédigé un court article à propos du BMC TMR01 que j'avais pu essayer environ 3 minutes. Je suis passé à l'étape au dessus car j'ai pu rouler avec un TMR01 pendant 2 semaines et parcourir environ 800 kilomètres à son guidon. Mais avant toutes choses, un grand merci à Nadège de la Coquillade pour m'avoir prêté cette machine à rouler. Alors voyons si le TMR01 peux tenir toutes ses promesses 
 
Les spécificités : J'ai roulé avec le TMR01 dans sa version "TWO". Ce niveau de gamme propose un groupe Sram Red Etap HRD avec un pédalier en 52/36 et une cassette en 11/28. Les roues sont des DT Swiss ARC 1400 Dicut avec des pneus Vittoria Corsa en 700x25C. Petit aparté, les pneus Vittoria sont très confortables et possèdent peu de résistance au roulement. Cependant, ils semblent un peu hésitant sur des surfaces glissantes et instables (type goudron noir et lisse) contrairement aux Schwalbe Pro One de même section par exemple. La fourche possède la technologie "TCC Speed" et les tubes, un profil "Kamm-tail". Connaissant le Sram Red Etap seulement de nom, j'ai pu l'essayer également et le comparer au Dura Ace Di2 que j'utilise habituellement. J'aime énormément le côté intuitif du Sram Red mais je préfère la douceur du passage de vitesses du Dura Ace. 
Un design qui fait tourner toutes les têtes : Force est de constater que le TMR01 est beau et qu’il ne laisse personne indifférent. Il y a trois facteurs qui produisent l’effet "wahou" au premier regard. Tout d’abord, la peinture. Il arbore dans cette version “TWO” un rouge matte éclatant appelé “Super Red”, assez proche du très célèbre rouge “Rosso Corsa” de Ferrari, avec le dessus du tube horizontal en noir et quelques lettrages discrets. Mais bon, Rosso Corsa ou pas, la peinture est vraiment galère à nettoyer et retient les tâches de graisse, demandant un poil plus de patience pour que le vélo soit impeccable. Ensuite, le profil des jantes et des tubes surprend beaucoup. En effet, les DT Swiss en 65mm paraissent vraiment massives (surtout avec le profil NACA) et les tubes ultra profilés indiquent qu’il ne s’agit pas d’un vélo de promenade. Enfin, ce qui impressionne sans doute le plus, c’est l’intégration totale des câbles de dérailleurs (dans cette version il n’y en a pas car transmission par Wi-Fi) et des durites de freins, rendant ainsi la finition tout simplement nickel. On retrouve dans les finitions toute la minutie et le souci du détails propre aux Suisses de chez BMC. Cependant, être le roi du design est une chose, mais posséder en même temps d'excellentes qualités dynamiques en est une autre. Alors voyons ce que vaut le TMR01 sur la route. 


Sur le plat : Cela ne vous surprendra pas si je vous dis que ce vélo roule tout seul sur le plat et que c’est son terrain de prédilection. J’ai d’ailleurs pris l’habitude de la qualifier de TGV. Sans forcer, on peut rouler à 40 km/h et j’ai pu tenir des vitesses entre 50 et 60 km/h pendant plusieurs minutes. Les relances en danseuse sont quand à elles impressionnantes, on sent le train arrière qui travaille et l’on a l’impression d’être poussé. Attention cependant à ne pas trop s’enflammer, car s'il est facile à amener à haute vitesse, il peut aussi rapidement vous couper les jambes et vous serez heureux d’avoir un compagnon de route pour vous abriter. Attention également lorsqu’il y a un fort vent car le vélo passe en monde char à voile. Malgré leur hauteur, les jantes ne souffrent pas trop et ne bougent pas excessivement, mais on n’est jamais à l’abri du violente rafale. 
 
Dans les cols : Il est clair que la montagne n’est pas le terrain de jeu idéal pour le TMR01. Mais, malgré ça, il y a du bon à retirer dans son comportement. Dans des pentes supérieures à 7%, le vélo devient compliqué à emmener à cause de sa rigidité et de la hauteur de ses roues. Une paire de roues plus basses (35mm) permettrait de gommer un peu cette sensation d’être scotché à la route. Avec la configuration d’origine, n’imaginez même pas passer un talus en force car le TMR vous rappellera immédiatement à l’ordre. Cependant, sur des pentes un peu moins raides et avec une bonne dose de vélocité, il devient plutôt agile et agréable dans les cols. Lorsque l’on est en danseuse, les roues en carbone résonnent et produisent un son très grisant qui donnent juste envie de relancer. 
 
En descente : Ceux qui roulent souvent avec moi savent à quel point j’aime descendre et à quel point je prend ça très au sérieux. Alors, ai-je été surpris par le comportement du TMR ? Oui, plutôt deux fois qu’une. Etant habitué au BMC RM01, je me demandais si le TMR pouvait rivaliser en descente. Ce qui m’a le plus choqué tant ce détail est incroyable, c’est la précision chirurgicale du train avant. On a l’impression que le vélo est sur un rail tant sa stabilité est grande et je pense avoir pris de l’angle dans les virages comme je n’en n’avais jamais pris auparavant. La seule chose qui me chagrine, c’est lorsqu’il faut enchaîner une série de virages rapide. Le TMR est moins réactif, plus pataud que le RM et je préfère avoir un vélo plus joueur à ce niveau là. Autre petit bémol, le disque de frein arrière, un 160mm, est sur-dimensionné. Le freinage est trop puissant à l'arrière et demande un peu plus de dosage et d'attention. Un disque de 140mm aurait été largement suffisant 
 
En mode gravel : Quand on test un vélo, il faut le tester de fond en comble. J’ai eu l’occasion de rouler sur un chemin de terre avec le TMR. Autant vous le dire de suite, au niveau du confort, faire du gravel avec un TMR c’est comme faire du franchissement avec une Ferrari, à un moment il faut se rendre à l'évidence... Il n'est pas fait pour ça. Cependant, contrairement à mes compagnons de route, je n’ai pas eu de crevaison et je suis passé de partout sur le vélo. Enfin bref, tout ça pour dire qu’avec un TMR, le gravel vaut mieux éviter. 
 
En conclusion : Le BMC TMR01 est un vélo très premium de part sa finition et son équipement. C'est un vélo exigeant, fatiguant sur les longues distances, mais bougrement satisfaisant et efficace. Il a l'ADN d'un vélo de contre-la-montre et les terrains plat ou un peu vallonnés seront là où il excellera le mieux. Pour vous offrir ce vélo, vous devrez débourser la somme de 10000€, une somme certes assez excessive mais justifiée par la finition, la qualité des composants ainsi que la recherche et développement qu'il y a eu en amont pour créer cette machine.

Allez, sur ce, j'y retourne. Bon ride à tous...

TEST BMC TMR01 Two.
TEST BMC TMR01 Two.
Un peu de détails d'intégration.
Un peu de détails d'intégration.
Un peu de détails d'intégration.
Un peu de détails d'intégration.

Un peu de détails d'intégration.

Publié dans matos...

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C
Très bel article, très intéressant. Je reviendrai me poser chez vous. A bientôt.
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