Des étoiles dans les yeux.

Publié le par L'atelier du cycliste

Hier après midi, j'ai eu le plaisir de recevoir à l'atelier un jeune garçon de 12 ans à qui j'ai "vendu" un vélo et qui avait plein d'etoiles dans les yeux au vu de ce qui va devenir son compagnon de route pour quelques années je pense.

Nous avons pris le temps de mettre les bons braquets, de vérifier les hauteurs longeurs et autres angles de genoux (merci le BG FIT) et même si tout n'est pas parfait, on a pu se rapprocher de la bonne position. Ceci étant à cet âge là le physique change tellement vite qu'il ne faut pas non plus être jusqu'au boutiste dans les prises de cotes.

 

En tout cas je te souhaite mon petit Clément que tu te fasses plaisir avec ce vélo tant à l'entrainement qu'en compétition et même si tu ne gagnes pas tout les dimanches le principale étant de regarder ce que tu fais, comment tu le fais, et pourquoi tu le fais...

Le reste c'est de la littérature...le sport est un formidable terrain de jeu et il devrait rester à sa place quelque soit le niveau ou on le pratique.

 

A bientôt.

 

PS avec tout ça nous avons oublié de faire une photo, mais il y a au moins celle de son vélo.corse-06.2011-101.jpg

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U
Le Club sportif, rôle de formateur et d’éducation de la jeunesse ? suite......<br /> <br /> Au sein du Club : Apprentissage à l’esprit d’équipe,<br /> oui, mais qu’est-ce que faire équipe ?<br /> Nous savons qu’avant tout, au sein d’un club, le formateur axe ses efforts sur la notion d’équipe, et en vélo je pense que cette notion à beaucoup d’importance même si paradoxalement le sport cycliste reste quand même affaire individuelle !<br /> Alors une question se pose ! Que signifie faire équipe ? Egalement, qu’impose et que permet cette forme de regroupement ? Et pourquoi dans l’équipe le tout est-il plus grand que la somme des parties ? Pour comprendre et essayer de répondre à ces questions, de base, il nous faut avant comprendre de l’intérieur comment « marche » une équipe. À l’opposé des célébrations stéréotypées et des slogans incantatoires, « comprendre » suppose avant tout de renoncer à l’idéalisation, et cela passe par la déconstruction des discours convenus et portant sur l’immédiate solidarité des équipes sportives. !! Ce n’est pas si simple !<br /> On dit souvent que l’’équipe serait avant tout une question d’esprit. Les entraîneurs le disent, les journalistes le disent, même les publicistes le disent. « Rien n’est plus beau que l’esprit d’équipe ». En pratique, on s’aperçoit vite qu’il n’y a pas un, mais plusieurs esprits d’équipe qui s’expriment de manière plurielle formulant chacun à sa manière l’espérance, pourtant commune, dans la force du collectif. En effet, la définition même de l’équipe varie profondément d’un sport à l’autre, d’où la nécessité d’une démarche comparative. Mais la comparaison est nécessaire aussi à l’intérieur d’un même sport pour analyser les points de vue de tous les protagonistes (joueurs, entraîneurs, dirigeants, sponsors) qui tentent d’imposer leur propre définition de l’équipe. Pour partir à la rencontre de ces acteurs, il faut cerner peut être une définition minimale de l’équipe. Non pas pour l’imposer aux acteurs, mais pour nous aider dans ce questionnement. Nous avons construit cette définition, là encore, par comparaison avec d’autres domaines du monde car le formateur ne doit jamais oublier le rôle formateur que le sport doit aussi avoir en faveur des jeunes !<br /> Alors essayons une définition minimale :<br /> Faire équipe c’est mobiliser un groupe pour parvenir à un but commun explicite dont l’atteinte suppose l’interdépendance d’activités individuelles nécessitant d’être ajustées entre elles.<br /> Point par point, détaillons maintenant cette approche des différents termes de cette définition :<br /> Mobiliser un groupe : <br /> ....mais de quel groupe s’agit-il ? L’équipe tient à la fois de la famille et du commando sans pouvoir être réduite à l’une ou l’autre forme. On opère évidemment une gradation en passant du terme de famille (où sont acceptées certaines divergences et différences de pensées au nom d’une<br /> identité partagée), à celui de commando (troupe qui obéit comme un seul homme pour réussir sa mission). D’un côté, on trouve donc des formes d’actions collectives concertées où la dispute à sa place. de l’autre côté, le commando qui lui est préparé au sacrifice à travers le code d’honneur qui lui interdit de discuter les ordres. Entre les deux, l’équipe sportive dont les représentations ne sont pas parfaitement stabilisées, les entraîneurs pouvant par moment se réclamer de l’esprit de famille et à d’autres en appeler à l’esprit commando !! L’équipe se distingue également de la famille par un engagement à durée limitée. La plupart des joueurs ne restent pas coéquipiers toute leur carrière. Ils peuvent d’une année sur l’autre affronter leurs anciens partenaires.<br /> Parvenir à un but commun explicite : <br /> .......une équipe s’établit sur la base d’un projet commun supposant une résolution collective. À la différence d’effet produits par la somme d’actions menées sans visée collective consciente, les membres de l’équipe sportive doivent s’engager vers un but connu et recherché par tous. Ces buts font souvent l’objet de négociations. Le but commun global peut accueillir des sous buts individualisés (gagner une course supposera, pour un coéquipier de gagner sa place au chono, pour un autre de devenir meilleur sprinter). L’atteinte du but réclame, en sport, la mise en présence des coéquipiers et à cet effet, l’équipe cycliste n’échappe pas à cette règle de base !. Le résultat est conditionné par la synchronisation des efforts. À l’inverse des équipes dans le monde du travail qui peuvent être organisées sur le mode des trois huit, les joueurs doivent, pour s’entraîner, être tous là au même temps. À l’inverse également des équipes scientifiques qui peuvent collaborer à distance en ne se rencontrant que très épisodiquement, la coactivité sur un même lieu est une donnée fondamentale en sport. Ceux qui se dispensent ou sont dispensés d’entraînement passent vite pour des « tire-au-flanc » des « feignasses » ou des « lâcheurs ». Comme, pour toute équipe l’efficacité de l’équipe sportive dépend pour partie des routines formées par la dextérité acquise grâce à la proximité quotidienne des corps.<br /> L’interdépendance d’activités individuelles : <br /> ....l’activité au sein de l’équipe suppose deux caractéristiques : d’une part la relative autonomie des joueurs et d’autre part leur interdépendance (le sprinter ne peut faire son chrono que parce que l’équipier l’a mis en position de le faire, …). L’interdépendance n’est pas que celle des comportements imposés par la tactique mais aussi celle des émotions (le doute est contagieux, mais l’exaltation aussi). Dire que les membres de l’équipe sont interdépendants signifie aussi qu’ils sont tenus de coopérer. Dire qu’ils sont autonomes revient à dire en même temps qu’ils peuvent choisir de ne pas le faire. Mettre en danger certains coéquipiers, chercher à modifier les buts collectifs, vouloir s’allouer plus de ressources sont des objectifs que les individus peuvent poursuivre dans une équipe ; ce qui les amène à entrer en concurrence. Contrairement à la vision naïve et enchantée faisant de la coopération le seul mode relationnel au sein de l’équipe sportive, on peut affirmer sans risque que l’activité collective est un entrelacs de relations coopératives et concurrentielles. La compétition ne s’arrête pas à la porte de l’équipe. La dynamique du groupe de l’équipe sportive est donc trop souvent donnée comme reposant uniquement sur de la cohésion crée par l’enjeu. Or, pour se sentir exister au sein d’un groupe compétitif, les individus ont besoin de se confronter à des situations qui génèrent des rivalités.<br /> Ajustées entre elles : <br /> ......si l’équipe est un puzzle où les joueurs seraient les pièces, sa dynamique et sa structuration ne s’opèrent évidemment pas par miracle, mais suppose un travail d’ajustement. Entraîner n’est pas qu’une activité sur autrui mais encore et surtout une activité de travail avec autrui. Les joueurs ont une conscience mutuelle de leur propre activité et l’entraîneur élève leur degré de sensibilité aux indices leur permettant de mieux percevoir l’activité de leurs partenaires. Les consignes tactiques et les prises de décision, loin d’être dictées de manière inflexible par l’entraîneur, font souvent implicitement l’objet de négociations, d’évaluations mutuelles, d’ajustements et de régulations collectives en cours d’action. Ces ajustements ne sont rendus possibles que s’ils prennent place dans une relative stabilité des modalités de coordination entre entraîneur et l’équipe sinon c’est la crise !!!<br /> En définitive, l’équipe sportive est un groupe d’appartenance défini par ses objectifs et sa coactivité. Celle-ci n’est pas restreinte aux moments de compétition, mais s’étend à tous les moments partagés entraînant la production de règles de vie. La vie du groupe est une longue séquence temporelle. Tout autant que le formateur-entraîneur, cette temporalité façonne les normes du groupe à travers la construction d’une histoire commune.<br /> Maintenant interrogeons nous sur la dimension collective qu’engendre l’appartenance à l’équipe enfin née........en prenant référence sur le monde cycliste professionnels..<br /> C’est là, à mon sens, que se décliner le mieux la visualisation de cette dichotomie existante en appartenance à l’équipe, et appartenance ponctuelle a un groupe !, Ceci devrait nous montrer qu’il existe une certaine particularité chez les coureurs cyclistes qui les contraint, qu’ils soient leader, lieutenant, poisson-pilote, etc., à être dépendants les uns des autres dans l’intérêt sportif de chacun. Il faut alors observer les dynamiques de situations de course où la gestion du collectif impose des ajustements et des requalifications permanentes au sein même d’une équipe. Au-delà de la description du groupe sportif institué la course cycliste est également un lieu où se joue, dans les coulisses et sur l’instant, un ensemble de coalitions, d’arrangements, d’alliances dites « de circonstance ». Tels ces ajustements et leurs logiques de négociation propre à toute échappée. Un petit groupe de coureurs se détache, ils ne sont pas de la même équipe mais doivent collaborer s’ils veulent avoir une chance d’aller jusqu’au bout et rester en tête pour remporter l’épreuve. Comment se recompose alors cette équipe d’un jour ? En restant en concurrence, un principe de solidarité se met en place. Quelle marge de manoeuvre ont ces<br /> coureurs par rapport aux plans de courses de leurs directeurs sportifs ? Comment le coureur peut saisir l’opportunité qui s’offre à lui sans passer pour un traître ? Enfin, quelle est la capacité du peloton à se fédérer, à se mobiliser collectivement et à s’organiser Cette dépendance individuelle envers l’équipe ne peut se comprendre sans une demande conjointe d’autonomie. Le soutien indéfectible aux couleurs du club symbolise et exprime en effet une revendication des identités locales et singulières.<br /> Une revendication d’équipe en somme........et cela d’autant plus forte que la formation aura été dispensée de manière parfaitement pédagogique dès l’école de cyclisme !!
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U
le papi de l'heureux possesseur du vélo " des étoiles plein les yeux"
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U
Il n’est pas incongru sur ce blog de professionnel d’aborder le problème éducatif du sport, car l’acte d’achat d’un vélo, souvent se poursuit, ou s'accompagne..........chez les plus jeunes, d’une<br /> inscription en club !..........alors :<br /> <br /> Le Club sportif, rôle de formateur et d’éducation de la jeunesse ?<br /> <br /> Il n’est pas dans ces propos de nier la mission essentielle de l’éducateur sportif qui doit enseigner les fondements du sport dans lequel il est spécialisé à des publics variés. Cette variété qui<br /> suggère que l’éducateur sportif adapte les exercices mais aussi les explications au public qu’il a en face de lui.....et également, outre l’expertise qu’il a dans son sport et son rôle pédagogique,<br /> il a aussi un rôle de formateur social, d’éducation et je dirais presque moral.......et particulièrement auprès du jeune public ! Et cela est d’autant plus réel......et nécessaire....... au sein<br /> des clubs sportifs. Si l’éducation consiste à faire passer un individu de l’enfance à l’adulte et à l’intégrer dans la société il nous faut alors en connaître les moyens !! Des moyens de culture,<br /> par l’apprentissage de valeurs communes à la société ou par l’apprentissage de savoirs ? L’éducation forme des individus, transforme des esprits. L’éducation, qui peut être pratique ou théorique,<br /> peut être donnée par la famille ou par l’école. Dans les sociétés modernes, on charge l’école d’assumer (quasiment) toute l’éducation.<br /> Beaucoup de philosophes prônent que la pédagogie ne doit pas se fonder sur l’intérêt de l’enfant mais sur son futur état d’homme. On devrait donc s’adresser à un enfant comme à un adulte car<br /> l’enfant aspire à grandir. Cette thèse suppose que l’enfant a le désir d’apprendre....et il commencera par le jeu au sens large ! Or, l’intérêt pour l’enfant dans le jeu, doit être accompagné de<br /> plaisir. Les hommes ont un intérêt pour beaucoup de choses, mais c’est un intérêt immédiat ; l Au bénéfice de l’enfant, du jeune adolescent, le rôle de l’éducateur est alors d’intéresser l’enfant à<br /> des choses qui ne l’intéressent pas immédiatement. Il s’agit donc d’intéresser non pas par plaisir, mais par volonté : l’enfant doit surmonter son déplaisir.....Et nul ne songera à nier que dans<br /> l’apprentissage d’une discipline sportive, la volonté tient une grande place ! L’éducation est une formation de la conscience également. Cela suppose une attitude d’humilité chez l’enfant : il faut<br /> qu’il ait conscience qu’il ne sait (presque) rien et qu’il a encore beaucoup à apprendre. Car, bien souvent, les enfants, les adultes aussi, croient qu’ils savent beaucoup de choses dès lors qu’ils<br /> connaissent quelques petites choses (illusion). C’est à l’éducateur de faire naître la volonté d’apprendre à l’enfant.et de lui montrer que beaucoup de choses lui restent à apprendre !. A cet<br /> égard, le sport devrait jouer un véritable rôle éducatif et favoriser le lien social. Nous en somme tous convaincus. Aujourd’hui l’ensemble des pays de notre vieille Europe traverse une crise<br /> sociale profonde et les intervenants sociaux en règle générale, ont bien des difficultés à repérer et soutenir des outils éducatifs efficaces. L'éducateur sportif en charge de la jeunesse au sein<br /> des clubs est directement confronté à ces mêmes difficultés. Nous constatons tous que le sport à notre époque occupe une place importante à telle enseigne qu'il est devenu un phénomène social qui<br /> touche tous les domaines de notre société. Au delà de l'épanouissement personnel, physique et mental qu'il procure au jeune, il ne faudrait pas perdre de vue que le sport devrait avoir une fonction<br /> éducative indéniable....mais la question demeure : sous quelles conditions la pratique sportive au sein des clubs peut être un véritable outil formateur ? Quelques points clés du rôle de<br /> l’éducateur .....Il prépare et anime des séances d’entrainement.....Il gère l’équipe lors des rencontres (choix des joueurs, choix tactiques). ........Il soutien et guide des membres de l’équipe<br /> dans les moments les plus difficiles : un rôle exemplaire, un comportement positif et modéré dans toutes circonstances.....Et dans notre propos il lui incombe de veiller à l’intégration collective<br /> de chaque joueur, lui permettant d’évoluer et de s’épanouir dans un environnement sécurisant.....En somme un club ou chaque enfant, qu’il soit habité d’aptitudes sportives ou qu’il n’en possède que<br /> peu, soit à même d’y trouver chaleur, écoute, conseil et stimulation Car comme l écrivait le philosophe Alain parlant de l’éducation chez l enfant.............. « qu’il s’aide de l’ordre humain ;<br /> qu’il se forme au respect, car on est grand par le respect . Qu’il conçoive une grande ambition, une grande résolution, par une grande humilité. Qu’il se discipline et qu’il se fasse ; toujours en<br /> effort, toujours en ascension. Apprendre difficilement les choses faciles. Après cela bondir et crier, selon la nature animale........ Aspirer au progrès »......devenir un homme en somme !..Mais<br /> cela relève aussi de la compétence de l éducateur !
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L
<br /> <br /> Merci pour ce commentaire fort instructif mais je voulais juste savoir à quel "papi" nous avions à faire...<br /> <br /> <br /> <br />
L
Oui, si à nos âges ( le mien surtout) l'éclat des étoiles c'est bien estompé dans nos yeux, j'espère qu'il nous reste en revanche la lumière.....et dans nos coeurs et dans nos vies, et que surtout<br /> nous sachions la transmettre, intacte, vers cette jeunesse qui en a bien besoin !<br /> Ce blog est là d'ailleurs, me semble t il, pour le faire !<br /> Amicalement
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J
Entièrement d'accord avec toi concernant le sport...<br /> des étoiles dans les yeux, j'ai connu ça aussi...à 12 ans, bon, avec l'age, elles ont un peu disparu, mais l'émerveillement est resté...<br /> Joli vélo en tout cas.
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L
Merci beaucoup "le papi de Clément" pour votre commentaire.<br /> Il en a de la chance d'avoir son grand père avec qui partager de tels moments...garde le précieusement Clément. Les grands-parents valent de l'or quand on les a, mais c'est quand ils ne sont plus<br /> que l'on se rend compte de se que l'on perd...<br /> Bonne nuit petit...fais de beaux rêves...
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L
Si je ne m’aventure pas à commenter l’aspect technique de cette belle machine, en revanche je peux témoigner du champs d’étoiles qui brillait dans les yeux de Clément aujourd’hui !........Jour de<br /> la présentation de la « bête » comme il nous le disait avec force commentaires techniques……….en concluantle plus sérieusement du monde : « : je crois que j ai fait une très bonne affaire » ………Et,<br /> devant les yeux pleins d’ironie affectueuse du père et du grand père qui le regardaient, il rectifie:<br /> « Heuuuu , mes parents je veux dire » !!<br /> Sacré Clément !<br /> Oui garçon, fais toi plaisir, et sois persévérant…...c’est la base même du sport.et de la vie !
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