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LE SPORT, L'ANTIDOTE NATUREL AUX DOULEURS INVISIBLES?

Très souvent j'entends dire qu'il n'est pas possible d'aller faire une séance de sport ou plutôt de vélo (car c'est le sport que je pratique) car, j'ai un rhume, je ne suis pas bien, ou j'ai mal dormi, j'ai une douleur ici ou là, enfin bref tout un tas de situation ou effectivement, rester tranquille pourrais s'avérer la bonne solution, mais au final est-ce vraiment le cas?
La véritable solution ne serait-elle pas d'adapter plutôt que d'annuler?

Pourquoi je dis cela? Ai-je seulement la moindre notion de ce que j'avance? Si je reste à la maison, est-ce que mes douleurs vont partir plus vite ou au contraire est-ce que le vélo ne va-t-il pas m'aider à améliorer ma situation?
Mais attention, il n'est pas question de remettre en cause la prise en charge des pathologies lourdes qui nécessitent un protocole médical strict, non, ici il est question disons de la bobologie, de la gestion de notre cerveau, de nos douleurs du quotidien etc.

Posons d'abord les bases:
La douleur quelle qu'elle soit est un signal envoyé par notre cerveau pour nous dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas. On peut à partir de ces signaux avoir deux postures.
1. J'arrête tout jusqu'à ce que ça passe.
2. Je continue malgré tout et on verra bien ce qui ce passe.
Et bien comme je suis taquin, je dirais qu'il y a un peu du vrai dans chaque façon de réagir, mais qu'une troisième solution s'offre à nous pour peu que nous soyons prêt à l'entendre.

Si la véritable solution était plutôt de modifier notre approche et de faire nos sorties comme prévue mais en les adaptant à la forme du moment, à notre état de santé?
Depuis deux mois, je "co-pilote" mes entraînements avec une IA, Gemini pour ne pas la citer.
Contre toute attente, cette collaboration m'a appris une chose essentielle : l'IA ne regarde pas mes envies, elle regarde mes signaux (cardiaques, récupération, sommeil), et elle me force à l'objectivité.
On pense souvent qu'il faut être en forme pour faire du sport, alors que c'est souvent le sport (adapté) qui nous remet en forme avec notamment le fait de savoir adapter nos efforts au regard des signaux que nous envoie notre propre cerveau et par la même notre corps.
Par exemple, je suis fatigué car j'ai eu une mauvaise nuit alors je ne vais pas rouler...alors que pour être bien il faudrait que j'aille rouler.
Pourquoi? Tout simplement parce que notre corps et notre esprit fonctionnent ensemble et quand bien même nous sommes fatigué, le fait d'aller rouler va créer des endorphines (entre autre) afin que notre esprit puisse avoir cette sensation d'être bien. Mais l'idée est belle et bien de prendre en compte le fait que nous somme fatigué donc la séance doit être allégée, modifiée, adaptée, car vous comprenez bien que si vous ajoutez de la fatigue sur la fatigue alors un cercle vicieux va se mettre en place. L'idée est saturer notre cerveau de choses positives afin qu'il "oublie" au moins un temps le négatif et ainsi "provoquer" une réaction de bien être pour évacuer la sensation de mal être.
Facile à écrire mais pas forcément à mettre en place tant qu'on ne le teste pas au moins une fois pour voir.

Maintenant voyons brièvement comment j'adapte ça en relation avec mon handicap et avec les douleurs fantômes en particulier.

Les douleurs fantômes:  Nos nerfs sont comme des câbles qui envoient des messages au cerveau. La douleur neurologique (fantôme ou électrique), c'est un message parasite qui sature la ligne, ainsi le cerveau ne peut pas traiter tous les messages en même temps ce qui provoque les fameuses douleurs fantômes. (j'ai mal à mon pied alors que je n'ai plus de pied.)
Quand tu fais du sport, tu envoies des messages massifs de "mouvement", de "température" et de "pression".
Ces messages de mouvement sont plus "urgents" que la douleur. Ils prennent la place sur la ligne et "ferment la vanne" à la douleur et ton corps produit ainsi des endorphines et des enképhalines.
C’est notre propre morphine naturelle. En cherchant la fatigue physique saine, on force notre cerveau à ouvrir sa "pharmacie interne". C'est pour ça qu'en ce qui me concerne j'arrive à avoir malgré tout des nuits plus sereines et apaisantes  : Je suis naturellement apaisé.

En résumé, que vous soyez sur deux jambes ou avec une prothèse, que vous soyez un athlète accompli ou un cycliste du dimanche, le message reste le même : ne laissez pas vos douleurs ou vos doutes prendre les commandes de votre vie.

Aujourd'hui, quand je regarde mes scores de récupération ou mes courbes cardiaques, je ne vois plus seulement des chiffres. Je vois la preuve que mon corps est un allié, pas un ennemi.
J'ai appris qu'entre l'abandon et l'obstination stupide, il existe un chemin magnifique : celui de l'adaptation.

Alors, la prochaine fois que vous aurez ce petit rhume, cette mauvaise nuit ou cette douleur lancinante, ne vous demandez pas si vous pouvez annuler votre sortie. Demandez-vous plutôt comment vous allez l'adapter pour ouvrir votre propre "pharmacie interne".

Pour ma part, je n'ai plus rien à prouver à personne, si ce n'est à moi-même. Et mon 'moi-même' me dit qu'une petite montée sous le soleil, même en moulinant tout doucement, vaut mieux que toutes les séances de canapé du monde.

Allez, on se retrouve sur la route?

Une jambe ou deux jambes quelle est la différence? Aucune si ce n'est le manque de puissance...Savoir ce contenter de ce qu'on est à l'instant "T" et vivre son sport à part entière est le signe d'une maturité sportive et spirituelle.Une jambe ou deux jambes quelle est la différence? Aucune si ce n'est le manque de puissance...Savoir ce contenter de ce qu'on est à l'instant "T" et vivre son sport à part entière est le signe d'une maturité sportive et spirituelle.Une jambe ou deux jambes quelle est la différence? Aucune si ce n'est le manque de puissance...Savoir ce contenter de ce qu'on est à l'instant "T" et vivre son sport à part entière est le signe d'une maturité sportive et spirituelle.

Une jambe ou deux jambes quelle est la différence? Aucune si ce n'est le manque de puissance...Savoir ce contenter de ce qu'on est à l'instant "T" et vivre son sport à part entière est le signe d'une maturité sportive et spirituelle.

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